Aujourd'hui,
le candidat Twagiramungu s'est rendu « chez lui » à Cyangugu, selon
un membre de son comité de soutien bruxellois qui a souhaité garder
l'anonymat, la visite s'est très bien passée. Il a commencé à Nyamasheke où
une foule de 2 à 3000 a entonné un chant qui lui promettait de voter pour lui.
Ils chantaient « Tuzagutora ! » (nous voterons pour toi !).
Il
serait ensuite allé à Gashonga sur sa « colline natale », de 4000
à 5000 presonnes seraient venues à sa rencontre. A Kamembe, ils étaient
autour de 4000 à lui avoir manifesté leur soutien toujours d'après la même
source.
La
plupart de ses personnes viendraient à pied, de leur propre initiative,
certains d'entre eux auraient même fait la route de nuit et à pied pour
rencontrer l'enfant du pays. Twagiramungu auraient été accompagné de nombreux
expatriés dont de plusieurs journalistes (RFI, BBC , etc.).
Demain
il aurait du se rendre à Gikongoro dans la préfecture ' pardon province -
voisine du sud ouest. Il était très attendu mais la Commission électorale
en a décidé autrement. Twagiramungu aurait été convoqué pour répondre des
accusations de divisionnisme formulées en son encontre par la Commission électorale,
la police, la presse gouvernementale, le candidat du Front Patriotique, les
partis politiques, etc.
Les
dirigeants ex-MDR du parti ADEP Mizero, Célestin Kabanda, Faustin Minani et Léonard
Kavutse - non encore reconnu pour cause de mention de sympathisants étrangers
dans ses statuts - qui lui avaient manifesté un soutien sans réserve auraient
encore passé une journée pour rien à la police
judiciaire.
A 19h00 ce soir ils s'y trouvaient encore, selon notre correspondant.
Comme
prévu c'est entre les deux "poids lourds"
que
ça se passe
"Dans le régime FPR, Twagiramungu dénonce «une monarchie républicaine
qui se construit sur les cadavres de mes concitoyens hutu et tutsi, de mes amis,
de mes frères et voisins, pour satisfaire les intérêts d'une oligarchie sans
autre projet que de détruire ceux qui contestent son pouvoir, sous le seul prétexte
d'avoir arrêté le génocide»". Faustin Twagiramungu à Monique Mas le 18
juillet 2003